C'est ce qui ressort du dernier indice de confiance établi en juillet pour le site Logic-Immo par TNS Sofres : à +5,9, il reflète un marché immobilier tiraillé par des contradiction et de plus en plus éclaté régionalement, des taux de crédit bas mais des emprunts difficiles à obtenir, le spectre persistant du chômage, une offre de biens limitée malgré des augmentations de prix. D'où un résultat oscillant entre -10 et +10, alors qu'un franc optimisme donnerait un indice entre 50 et 100 (le contraire donnant entre -50 et -100)...
Toutefois, en cette période de vacances, TNS Sofres relève une amélioration par rapport au mois de mai, à confirmer lors de la rentrée de septembre. A noter également : les personnes ayant l'intention de faire l'acquisition d'un bien immobilier sont nettement plus positives dans leurs réponses, avec un indice à + 25,9 contre +7 en mai
dernier.
Les hommes sont beaucoup plus optimistes que les femmes, avec un indice à +10 contre +2. De même, l'analyse des catégories socioprofessionnelles révèle également des disparités à l'heure où se pose la question de l'insuffisance du parc d'HLM en France. De manière prévisible, les "CSP+" (catégories socioprofessionnelles aisées) ont une perception beaucoup plus positive du marché immobilier, avec un indice à +10 contre +2 pour les CSP- ; parmi les "intentionnistes", 44% estiment que les prix de l'immobilier augmenteront dans les 3 mois à venir, cette perspective ayant tendance à les inciter à saisir les opportunités actuelles et à accélérer la concrétisation de leur projet d'acquisition.
Dans les causes d'attentisme, la question du pouvoir d'achat en en bonne position et constitue l'une des grandes problématiques qui se posent à l'INSEE. Ainsi, à long terme, les Français estiment que leur pouvoir d'achat
diminue, même quand celui-ci augmente, principalement en raison de l'augmentation des dépenses contraintes...
Les prévisionnistes du marché immobilier semblent avoir intégré ces facteurs : dans un entretien au magazine Capital, Vincent Desruelles, directeur d'études au sein du cabinet Xerfi, constate la reprise constatée ces derniers mois sur le marché de l'immobilier reste fragile, et que l'embellie ne concerne pas les périphéries, les petites villes et les zones rurales. Cette année encore, les ventes de logements anciens pourraient afficher des volumes en retrait de 25% par rapport aux niveaux d'avant crise.
Il estime que globalement, la mauvaise conjoncture économique et le niveau encore élevé des prix des logements, ne permettent pas d'anticiper une franche reprise avant 2012. Il faut actuellement comptabiliser près de quatre années de revenus pour s'offrir un logement, soit l'un des niveaux les plus élevés de ces trente dernières années. Quant aux prix, ils devraient rester stables entre 2010 et fin 2011. Seuls Paris et les centres des grandes agglomérations promettent d'augmenter, alors que les marchés locaux les moins dynamiques continueront à baisser.
Quant aux ventes de logements neufs, elles risquent encore de se tasser selon lui en 2011. Et ce d'autant que la généralisation des nouvelles normes écologiques pourrait faire augmenter les coûts de construction et in fine les prix de 6% entre cette année et l'an prochain.
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