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Le marché du chauffage en récession
3/2/2010
Le marché français a accusé une baisse en 2009 des ventes en volume (-5% en chauffe eau, -10% en chauffage électrique fixe), en raison de la baisse importante du marché de la construction neuve, selon une étude du GIFAM (Groupement interprofessionnel des fabricants d'appareils d'équipement ménager), organisation fédératrice de l'industrie des appareils ménagers. En chauffage, cette tendance s'est traduite par une chute des ventes des convecteurs au profit de produits à plus forte valeur ajoutée que sont les émetteurs rayonnants, les radiateurs et les appareils de salle de bain. Le chauffage électrique évolue aussi sous l'influence des réglementations environnementales exigeant des diminutions de consommation d'énergie, vers des appareils de plus en plus intelligents. L'émetteur haut de gamme est capable aujourd'hui de détecter automatiquement l'ouverture et la fermeture des fenêtres, de détecter la présence ou l'absence de personnes dans la pièce, de modifier la programmation enregistrée, si la détection analyse que les conditions ne sont pas conformes à celle-ci (exemple : programmation pour chauffer, alors que le détecteur analyse l'absence prolongée d'une personne dans la pièce).
En chauffe-eau électrique, on note aussi la percée du chauffe-eau thermodynamique, la gestion automatisée faisant également son apparition : en fonction des rythmes d'usage du foyer qu'il mémorise, il est capable d'adapter sa fourniture d'eau chaude pour la satisfaction des besoins au bon moment, sans chauffer en excédent...
De son côté, quelques jours avant l'ouverture des salons Interclima + Elec 2010, l'AFPAC (Association française pour les pompes à chaleur), publie des chiffres de vente de l'année 2009 pour toute la filière en baisse de 20% par rapport à 2008, il est vrai après 3 ans de chiffres records. Pour l'AFPAC, cette baisse s'explique d'abord par la crise économique qui, en 2009, a largement impacté le marché de la construction neuve (avec une baisse de 30%) et celui de l'équipement de chauffage, les ménages ayant souvent repoussé ou abandonné leurs investissements. Cet effet "crise" a été renforcé par un destockage massif, conséquence des stocks importants constitués fin 2008 après 3 années de forte croissance consécutives. Il a cumulé de plus le handicap de la baisse – de 50 à 40% - du taux du crédit d'impôt intervenu en 2009.
Malgré ce contexte, l'AFPAC reste optimiste et prévoit à court ou moyen terme un retour vers une croissance soutenue et pérenne, estimant dans son communiqué que "face à l'inéluctable raréfaction des carburants fossiles, seules les pompes à chaleur constituent une alternative crédible et financièrement pertinente vers laquelle les ménages doivent se tourner"...