+0,3% : c'est le chiffre du léger rebond de l'indice INSEE Notaires pour la France entière au 3ème trimestre 2009, que ce soit pour les maisons ou pour les appartements. Cette légère hausse fait suite à quatre trimestres consécutifs de baisse (-9,3% au total entre le deuxième trimestre 2008 et le deuxième trimestre 2009). Précision importante : les chiffres de l’INSEE sont "corrigés des variations saisonnières", et d’autre part les données des notaires sont issues des signatures d’actes authentiques, et donc reflètent en l’occurrence les transactions conclues dans une période incertaine entre mars et juin 2009.
Sur un an, les prix demeurent en forte baisse (-8,0% dont -7,2% pour les prix des appartements et -8,7% pour ceux des maisons).
En Ile-de-France, le prix des maisons rebondit alors que celui des appartements se stabilise : les prix des logements anciens ont progressé globalement de 0,7% sur un trimestre du fait de la hausse des prix des maisons (+1,9 %). Les prix des appartements demeurent stables.
Les prix des maisons se redressent de façon notable dans les Hauts-de-Seine (+6,6%) et en Seine-Saint-Denis (+5,1%). A contrario, les prix des appartements évoluent peu au niveau départemental.
Sur un an, les prix franciliens ont baissé de 8,3%. Le recul est plus fort pour les maisons : -9,5%, contre -7,5% pour les appartements.
En province, les prix se stabilisent au troisième trimestre 2009 : l'indice des prix provisoire du troisième trimestre 2009 a augmenté de 0,1%. Cette quasi-stabilité recouvre des évolutions opposées : +0,6% pour les appartements et -0,3% pour les maisons.
En un an, le prix des logements anciens en province a diminué de 7,9% : -6,9 % pour les appartements et -8,5 % pour les maisons.
Par contre la chute du nombre de transactions se poursuit : de septembre 2008 à août 2009, environ 550.000 transactions de logements ont été enregistrées en France métropolitaine, soit une baisse d'un quart par rapport aux transactions entre septembre 2007 et août 2008. La baisse est encore plus nette (un tiers) si l'on rapporte le nombre de transactions à celles enregistrées de septembre 2006 à août 2007. Le rebond enregistré sur les prix est donc plus à mettre sur le compte d'une raréfaction des produits à vendre que d'une véritable reprise du marché, comme semblent ne pas s'y tromper les professionnels...
Selon les chiffres des notaires franciliens, les ventes d'ancien sont reparties vigoureusement à Paris (+8,1% en variation annuelle), restent en baisse en petite couronne (-3,6%), et sont en légère hausse en grande couronne, sans avoir nulle part rattrapé les niveaux d'avant la crise.
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