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Pour les notaires, 2010 est une année de rattrapage qui ne se renouvellera pas en 2011
3/3/2011
Commentant le 3 mars les chiffres des ventes immobilières du 4ème trimestre 2010 (signatures d'actes authentiques de transactions conclues sur une période incertaine allant d'avril à octobre 2010), les notaires d'Ile-de-France ont joué la prudence : jugeant "insolente" la santé du marché francilien en 2010, tant sur le rythme frénétique des transactions que sur celui des prix.
Et il y a de quoi : un nombre de ventes d'appartements anciens en augmentation de 15% sur la région par rapport à un 4ème trimestre de la "période haute" avant la crise (+ 5% "seulement" à Paris mais jusqu'à +31% en Seine-et-Marne !), et des ventes de maisons anciennes en augmentation de 22%(jusqu'à +29% dans l'Oise)... Il est vrai que les signatures ont été précipitées en fin d'année pour bénéficier du crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt, supprimé en 2011, et concernant le neuf pour bénéficier du "Scellier" à taux plein avant "verdissement" : à preuve des taux d'augmentation délirants en nombre de ventes d'appartements neufs (majoritairement du fait des investisseurs en Scellier) : +220% en Petite Couronne (toujours pour les signatures du 4ème trimestre 2010 par rapport à un 4ème trimestre de la "période haute"), et +270% en Grande Couronne (jusqu'à +551% dans l'Essonne !).
Sur le front des prix, après une baisse de 10% des prix en 2008, les prix au m2 ont ensuite augmenté sur les 18 derniers mois de signatures de 14% sur l'ensemble des logements et jusqu'à 21% à Paris, ou ils ont atteint en fin d'année une moyenne globale de 7.330 euros, et jusqu'à 10.750 en moyenne pour le 7ème arrondissement ! Le 19ème arrondissement avec une moyenne de 5.550 euros/m2 fait figure d'arrondissement "pauvre"...
Au point que les notaires, habituellement réservés dans leurs appréciations, estiment à présent que les niveaux de prix sont "complètement déconnectés de l'évolution des revenus", et que cela "fragilise la valeur refuge de référence qu'est devenu l'immobilier"...
Sur la France entière, les chiffres INSEE-Notaires de France, publiés le même jour, donnent une progression globale des prix des logements anciens sur un an de 9,5% selon les données provisoires corrigées des variations saisonnières (CVS) : +9,9% pour les maisons et +9,1% pour les appartements. Le nombre de transactions de logements (signées) est estimé à 760.000 sur les douze mois de décembre 2009 à novembre 2010. Les sommets atteints en 2006 (835.000) sont donc encore loin.
La province seule a été plus sage pour les appartements avec +4,6% sur un an pour mais pas pour les maisons :+10,3%...