La hausse des loyers ralentit et se change en baisse dans de nombreux secteurs : c'est ce qui ressort des derniers chiffres de l'observatoire des loyers CLAMEUR (Connaître les Loyers et Analyser les Marchés sur les Espaces Urbains et Ruraux), opéré par l'économiste Michel Mouillart et principal outil aujourd'hui de connaissance du marché locatif du parc privé : +0,5% de hausse en moyenne sur toute la France, en rythme annuel, alors que dans le même temps, la progression des prix à la consommation a été estimée à 1,0% par l'INSEE. En 2012, à la même époque, les loyers de marché augmentaient de 1,0%, pour des prix à la consommation en hausse de 2,2%.
En fait, c'est depuis l'été 2011 que le marché locatif privé s'enfonce dans la récession, affecté comme l'ensemble de l'économie immobilière par le ralentissement économique qui s'est amorcé avec le déclenchement de la crise des dettes souveraines. La demande est déprimée par la montée du chômage et les incertitudes sur le pouvoir d'achat. Du coup, la pression sur les locataires se desserre : dans 30% des villes de plus de 146.000 habitants que CLAMEUR observe depuis 2000, les loyers de marché baissent depuis le début de l'année 2013. Ainsi à Paris (-1,3% à 23,9 euros/m2) et dans des grandes métropoles régionales : d'ailleurs, sur Bordeaux, Le Havre, le Mans ou Rennes, ils baissaient déjà en 2012 à la même époque et depuis 2006, la progression des loyers y est très modérée. Et dans une autre tranche de 45%, les loyers progressent moins vite que l'inflation. C'est le cas pour des villes comme Dijon, Grenoble Marseille, Montpellier, Strasbourg ou Villeurbanne, où la hausse des loyers reste très faible et fait bien souvent suite à une baisse des loyers.
Sans surprise, la mobilité résidentielle continue de baisser, et se situe très en dessous de la moyenne 1998-2013.
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