Une sélection d'actualité sur l'immobilier
chaque semaine ; en quelques clics, tout ce qui vaut le détour
Recherche :
Page 1 sur 1
1
La rénovation urbaine ne favorise pas la mixité sociale
29/3/2010
Même s'il constitue un effort exceptionnel pour les quartiers populaires, le programme de rénovation urbaine ne parvient pas encore à réintroduire de façon significative la mixité sociale : c'est ce qui ressort du rapport, réalisé par le comité d'évaluation et de suivi de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU), que le quotidien Le Monde s'est procuré. Il révèle que les opérations engagées en 2004 dans le cadre du "plan Borloo" pour réduire les "ghettos" urbains, qui doivent au final mobiliser près de 40 milliards d'euros sur 375 quartiers entre 2004 et 2012, dont l'objectif était de réhabiliter les quartiers, mais aussi de faire évoluer leur composition sociale, ont eu des effets décevants sur ce dernier aspect.
Même sur un plan quantitatif, les deux tiers seulement des objectifs fixés par la loi (250.000 logements démolis, 250.000 reconstructions) devraient être atteints. Mais si certains quartiers ont profité d'une rénovation complète, jugée très positive, les experts notent que la volonté de diversifier leur composition sociale s'est heurtée à de nombreux obstacles, en particulier l'absence de solidarité de la part des communes plus riches.
Une partie des familles dont les logements ont été détruits devait ainsi être relogée dans des quartiers plus favorisés pour assurer un "brassage social". Mais "plus des deux tiers des ménages" ont été relogés dans d'autres zones urbaines sensibles (ZUS) -, ce qui signifie qu'elles ont été déplacées d'un quartier difficile à un autre. "Seuls les ménages les plus aisés ou qui disposent du plus fort potentiel de mobilité résidentielle semblent bénéficier de trajectoires résidentielles ascendantes", relèvent les experts...